Trip to the USA 2017, Day 28 : Los Angeles, Hermosa Beach

Après 8 heures de bagnole depuis San Francisco, retour au point de départ, à Los Angeles.

Vu qu’on était pressé, on est passé par l’autoroute intérieur qui longe la plaine agricole de la Californie : des vergers à perte de vue, sans aucune habitation, parfois des vignes étrangement (peu) taillées avec plein de feuilles qui retombent partout comme pour protéger les raisins du soleil, parfois de sinistres élevages bovins parqués et tous serrés sous des abris…

Fin du voyage dans un hôtel à proximité d’une plage à 10 kilomètres au sud de l’aéroport de Los Angeles, à Hermosa Beach. Découverte d’un autre visage de cette ville qui en a décidément beaucoup. Un dernier bain dans le pacifique (toujours juste froid à point comme il faut), un fish and ships rapidement avalé, avec deux bières please, une nuit de repos et hop, embarquement demain après-midi.

Trip to the USA 2017, Day 27 : San Francisco (suite)

Bon ben voilà, pour le dernier jour à San Francisco on a traversé le Golden Gate Bridge à pieds. Une expérience assez proche d’une promenade le long de l’autoroute. Bien qu’il soit dépassé techniquement depuis longtemps, il me semble que ce pont a une harmonie dans ses proportions qui le maintient dans la tête du classement. Sa couleur y est aussi évidemment pour quelque chose. Puis on a continué à pinces jusqu’à Sausalito, qui est le bled pile en face de San Francisco, de l’autre côté du pont. Un bled qui se donne des airs de Portofino, en plus bling-bling, en moins authentique, car ici il n’y a décidément pas d’architecture ou de plan d’urbanisme digne de ce nom. Toutefois le principe est le même sur la Riviera : les habitants ne réfléchissent pas trop avant de payer leurs factures.

Puis retour à San Francisco par le ferry. Traverser la baie de San Francisco par la mer, en passant entre l’île Alcatraz et le Golden Gate Bridge, ça fait tout de même quelque chose, même si la traversée ne dure qu’une demi-heure. J’essayais d’imaginer ce que pouvaient ressentir les marins il y a 150 ans en arrivant dans la baie après une longue traversée du Pacifique. Et ben je dois être loin du compte.

Bye San Francisco, demain on se tire ailleurs, et par l’autoroute cette fois-ci.

Trip to the USA 2017, Day 26 : San Francisco (suite)

Alors aujourd’hui on est allé (à pinces) :

D’abord, à l’hôtel Hyatt où a été tourné le film la « Tour Infernale », avec des chambres organisées en escalier intérieur inversé, comme dans la pyramide de Las Vegas.

Ensuite on a visité le petit musée (gratuit) de la Wells Fargo relatif au transport-courrier-banque par diligence historique de l’Ouest américain. Tout petit musée coincé dans le hall d’un building occupé par la banque, mais très bien conçu, ce qui est notable pour ce pays où la muséographie laisse toujours un peu à désirer, coincée qu’elle est entre l’entertainment et l’éclectisme d’amateur, même quand c’est facturé cher comme au musée de la mafia de Las Vegas.

Après on a filé vers le quartier italien (pas plus italien que celui de New York) pour cheminer dans « North Beach », le quartier historique de la « Beat Génération » : Kerouac, Ginsberg, tout ça (que j’ai jamais lus : pas envie, faut-il avoir honte ?). On est entré dans la boutique du musée, mais pas plus loin (là, j’ai honte). Il y avait en vente des exemplaires « collectors » de Play boy depuis les années soixante jusqu’aux années quatre-vingt. J’ai tenu bon, je n’en ai acheté aucun, je suis ressorti tête haute.

Puis on est monté, mais vraiment monté hein, car c’est pentu, jusqu’à la « Coit Tower » qui est une tour qui domine la ville, érigée par un richissime (qui s’appelait précisément « Coit ») en l’honneur des pompiers qu’il admirait. Rien à voir avec ce que vous croyiez.

Et puis on est redescendus par des jardins suspendus luxuriants agrémentés de maisons charmantes quoique difficilement accessibles. À mon avis, ceux qui habitent là trouvent plus d’agréments que d’inconvénients à la situation de leur domicile.

Reste encore un jour à tirer, mais dès à présent je note que San Francisco est une ville beaucoup plus étendue et aux visages beaucoup plus diversifiés que ce que je pouvais en penser au départ.

Trip to the USA 2017, Day 25 : San Francisco (Berkeley)

Aujourd’hui je l’ai joué en solo : je suis resté à Berkeley tandis que tout les autres se sont barrés à San Francisco. Faire du shopping, notamment. C’est d’ailleurs le facteur principal de mon isolement volontaire. Ici on trouve exactement les mêmes vêtements que partout ailleurs, et au même prix. Le seul truc qui change c’est qu’en entrant dans le magasin, on te demande « Comment vous sentez-vous aujourd’hui » et que tu dois impérativement répondre « Super, et vous ? ». C’est le même cinéma dès qu’on croise quelqu’un sur un trottoir dans une zone peu fréquentée.

Bref, j’ai bidouillé mon stock de vidéos et je les ai postées, et puis j’ai suis sorti marcher à la découverte de Berkeley.

D’abord en direction de la baie, car je pensais trouver un super point de vue sur le port d’Oakland et sur San Francisco, qui sont juste en face, de l’autre coté de la baie. Erreur : c’est loin, c’est chiant, c’est moche (ah, l’espace urbain public aux USA !), et comme à chaque fois, ils ont trouvé le moyen de coller l’autoroute à neufs voies juste sur le front de mer. Et pour couronner le tout : fog sur la baie (deux fois par jour à San Francisco, faut-il le rappeler). Deux heures de marche pour rien, et en tongs pour être plus sexy (mais pour qui, bon sang ?).

Ensuite je suis allé voir le campus de l’université de Berkeley. L’une des rares (sinon la seule ?) universités publiques aux USA, particulièrement prestigieuse et réputée pour son progressisme d’après mon compère de voyage, qui est un avis très autorisé en matière universitaire. Bon. Vu de près, la zone du campus que j’ai vue ressemble en fait à un campus universitaire standard : des grands bâtiments éparpillés avec de la pelouse autour, et des jeunes gens condescendants qui te calculent pas. Tout de même, quelques trucs en plus : la pelouse est plus verte, les bâtiments sont nickels (sans parler du campanile qui te rappelle que tu es de la gnognotte), et pour la période du mois d’août, les étudiants sont plus nombreux que partout ailleurs. En fait, si on compare à la France, on pourrait même dire « on croise au moins un étudiant sur le campus au mois d’août ». Un peu plus loin, aux abords du campus il y a des rues animées avec des bars, des restaurants et des magasins sympas, puis ensuite viennent des immeubles dédiés à la location, aux façades minables et sans doute malgré tout hors de prix, cette fois-ci exactement comme dans le voisinage de tous les autres campus ailleurs dans le monde.

Ai trouvé à l’entrée du campus une futaie d’eucalyptus aussi grands que des Séquoias. Ils sont forts en eucalyptus, ces américains. A proximité du campus, suis tombé sur un panneau urbain dont je dois encore trouver la signification. Ai pris quelque photos d’ambiance de la zone pavillionnaire où nous nous trouvons, à 20 minutes de l’université. « Domestic » ça veut dire « local » si je ne me trompe pas. Les deux panneaux se trouvent dans deux maisons qui se font face, les deux voisins ne doivent pas voter pareil !